Actualités

Image: Jean-Michel Florin

Vincent van Gogh à la recherche du soleil - Un exposé de Jean-Michel Florin

12.4.2016


Depuis presque 30 ans, Jean-Michel Florin (co-directeur du Département de l’Agriculture au Goetheanum à Dornach/Suisse) est actif dans le domaine de l’agriculture biodynamique. Il est un grand admirateur des œuvres de Vincent van Gogh et voulait partager son enthousiasme pour ce peintre néerlandais au cours d’une conférence, organisée dans le cadre d’OIKOPOLIS am Dialog.

L’évolution des œuvres de van Gogh

Au cours de sa période de création plutôt courte, la technique de van Gogh - et surtout son coup de pinceau - évoluent. Alors que ses œuvres initiales transmettent une ambiance sombre et lourde, ses œuvres finales sont lumineuses et vivantes. Ces œuvres nous touchent et essayent d’exprimer les forces de la nature.

Son inspiration

Van Gogh était inspiré par Jean-François Millet, un artiste peintre français qui idéalisait la vie rurale. Van Gogh copiait ces toiles, mais n’était jamais content avec le résultat. Il ne possédait pas la technique de Millet. Pourtant, la sincérité dans ses œuvres nous touche.

Noir et jaune

Dans ces œuvres initiales van Gogh voulait mettre l’accent sur le fardeau que porte la population rurale. Ces gens travaillent dur et le poids du ciel repose sur leurs épaules – il tente même à les écraser. Ils vivent dans une cage et ont perdu le lien avec la nature, la terre et le ciel. Les toiles sombres reflètent ni joie, ni espoir. Mais le soleil trouve finalement sa place sur les toiles. Les champs de blé coloriés en jaune clair et le coup de pinceau de van Gogh réussissent à exprimer les forces qui règnent dans la nature.

La technique pèse lourd

Van Gogh avait bien compris que la technique ne peut remplacer l’amour et l’amitié. Elle met l’homme plutôt en chaînes, lui prend sa liberté et l’amène finalement vers la solitude. La terre par contre, les épis de blé, les fleurs et les fruits diffusent de la lumière et de la chaleur. Ceci nous rappelle un peu la situation d’aujourd’hui : les hommes technophiles qui perdent le lien avec leur environnement.