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Image: Les cycles des éléments nutritifs dans l'agriculture biologique (source: BOELW)

Les activités du groupe OIKOPOLIS jugées positives par une étude sur l’économie circulaire

18.5.2015


Le Luxembourg en tant que « capitale de connaissances et terrain d’essai pour l’économie circulaire » ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il ne s’agit là pas d’un scénario d’avenir, mais d’un phénomène reflétant au moins partiellement la réalité actuelle, comme le révèle une étude récemment publiée. Commandée par le Ministère de l’ Économie et réalisée par une équipe des chercheurs d’EPEA (Environmental Protection Encouragement Agency), l’ étude examine un ensemble choisi d’entreprises luxembourgeoises, dont le groupe OIKOPOLIS comme représentant du secteur de l’agriculture biologique. Le rapport est destiné à présenter une analyse comparative des bonnes pratiques en matière d’économie circulaire. Dans ce contexte, les auteurs donnent une évaluation très positive des activités OIKOPOLIS ce qui n’empêche cependant pas une critique du système. Néanmois, la conclusion de l’état des lieux est évidente : pour le Luxembourg, l’économie circulaire serait « un impératif de compétitivité ».

C’est quoi l’économie circulaire ?

En général, l’économie dite « circulaire » distingue deux circuits indépendants, à savoir le le circuit biologique (sols, plantes, aliments, produits consommables) et le circuit technologique (moyens de production, matériaux, énergie, biens durables). Dans les deux cas, il est possible d’en extraire des matières primaires ou bien de les mettre en cycle. Quant au circuit biologique, les activités du groupe OIKOPOLIS en matière de la production agricole biologique et la commercialisation des produits locaux sont considérées comme très favorables à la protection des sols qui constituent, à leur tour, des ressources précieuses.

OIKOPOLIS : sa chaîne de valeur serait un bel exemple d’un cycle de circulation

L’étude salue notamment les tables rondes organisées par les entreprises OIKOPOLIS (dans ce cas BIOG, NATURATA et BIOGROS) et auxquelles participent tous les acteurs de la filière concernée, mais c’est aussi la structure réticulée du groupe OIKOPOLIS et l’intégration de toute la chaîne de valeur à cette structure qui conduisent au jugement d’ensemble : tout ça fournit un bel exemple d’un cycle de circulation au Luxembourg. Et ce seraient précisément ces particularités qui assureraient la compétitivité des aliments biologiques produits et mises sur le marché par les initiatives de commercialisation biologique qui se sont regroupé sous le toit du groupe OIKOPOLIS. En d’autres mots : l’emploi des méthodes propres à l’économie circulaire constituerait une valeur ajoutée capable de contrebalancer les prix nettement supérieurs par rapport aux pays voisins. Cette valeur ajoutée s’étend du niveau de l’économie circulaire à la protection de l’environnement et à l’écologie en général. Les auteurs de l’étude indiquent expressément que l’agriculture biologique et la production locale resp. régionale préservent les ressources naturelles.

Appel pour plus d’agriculture biologique

Vue la pénurie de la ressource en sol, les chercheurs tiennent à souligner que si l’agriculture biologique protège ce bien précieux, elle ne suffit toutefois pas encore à garantir une protection généralisée des sols du Luxembourg. En ce sens, l’analyse des chercheurs peut être considérée comme un appel : en fin des comptes, l’étude veut encourager plus de fermiers à convertir son exploitation à l’agriculture biologique.


En savoir plus :
Télécharger l’étude complète ( 500 pages en anglais – voir le lien « Circular economy study » dans le secteur « contextual links » )
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