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Image: Fruits des palmiers à huile

Les problèmes liés à l'huile de palme

4.9.2014


Il n’est pas surprenant que l’huile de palme soit l’huile végétale la plus utilisée. Après tout, cette huile réunit de nombreux avantages. Elle est de consistance ferme à température ambiante, est facile à tartiner, présente un goût de beurre et rancit que lentement. L’huile de palme est très polyvalente dans son utilisation et se prête aussi bien à la pâtisserie qu’à la friture.

Mais l’huile de palme n’est pas seulement utilisée dans l’industrie agro-alimentaire. Elle se retrouve aussi dans les produits cosmétiques et les détergents et sert à la fabrication de biodiesel, de chaleur et d’électricité. Du point de vue rendement, le palmier à huile est imbattable : comparé au soja et au colza, le palmier apporte - sur une surface identique - une bien meilleure récolte.

Comme l’huile de palme n’est pas hydrogénée, elle ne contient pas d’acides gras trans - qui eux sont associés aux maladies cardiovasculaires. L’huile de palme rouge est d’autant plus, une source importante en caroténoïdes et vitamine E. L’huile de palme représente donc une matière grasse saine et constitue la source de graisse principale pour la majorité de la population.

Tous les aspects négatifs, associés à l’huile de palme, trouvent leur origine dans le fait que cette huile réunit tellement d’avantages et peut être produite à bon prix. Pour produire de l’huile de palme à bon prix, la forêt vierge à dû faire place. Surtout en Indonésie et en Malaisie de vastes étendues de forêt tropicale ont été défrichées et des tourbières ont été asséchées. La forêt vierge a dû céder place à des monocultures gigantesques de palmiers à huile. La flore, la faune et la population indigène ont été repoussées de leur territoire. Il est impossible de nier que l’huile de palme ne soit responsable de la destruction de la biodiversité et du défrichement de la forêt vierge, du renforcement de l’effet serre et de la perte de la terre et donc de la base de subsistance de la population indigène.

En ce qui concerne les méthodes de culture des palmiers à huile, il faut cependant différencier. Il y a bien des années, des fabricants du secteur bio-alimentaire ont pris conscience des problèmes liés à la culture de l’huile de palme. Voilà pourquoi - depuis plus de vingt ans - ils soutiennent une culture biologique et équitable et veillent à ce que l’avenir des fermiers locaux soit assuré et consolidé par des programmes d’enseignement et de santé. De tels projets existent par exemple en Colombie, à l’Équateur et au Ghana et ils sont soumis à de rigoureux contrôles.

Vu les avantages que l’huile de palme réunit, l’industrie agro-alimentaire ne peut pas s’en passer pour le moment et elle ne va certainement pas la remplacer. Mais celui qui veille à ce que la culture des palmiers à huile respecte la nature et la population indigène, peut répondre de son utilisation. Les producteurs d’aliments biologiques sont conscients du fait que seule une huile de palme « propre » doit entrer en production pour que les pâtes à tartiner, les biscuits et les margarines bio ne laissent pas de goût amer.

Toutes les discussions menées au sujet de l’huile de palme ont fait bouger les choses et ont même incité des producteurs conventionnels à se réorienter. Décidément, il reste encore beaucoup à faire mais, celui qui opte pour les produits bio est au moins sûr de soutenir une culture écologique et équitable qui n’utilise pas de pesticides et ne détruit pas d’avantage la forêt vierge.