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Image: Annonce pour le lait bio et équitable

Du lait bio et équitable

28.2.2011


Notre lait BIOG est le seul lait bio de provenance luxembourgeoise sur le marché luxembourgeois.

Commentaires du 17 février 2011 des associations bios, bio-Label et Demeter au sujet de « D’fair Mëllech »

L’agriculture est aujourd’hui plus que jamais sujette aux contradictions générées entre l’économie et l’écologie. La semaine dernière, le lait « D’fair Mëllech » lancé sur le marché en constitue un bon exemple et montre que les agriculteurs ne sont pas tous des témoins passifs des avancées pas toujours positives dans l’agriculture.

D’une part, en tant qu’associations bios, bio-Label et Demeter, nous saluons cette initiative, qui vise à procurer des meilleurs revenus aux exploitants agricoles intéressés. Mais, d’autre part, nous regrettons qu’un concept de marketing développé 10 ans auparavant par la coopérative d’agriculteurs biologiques BIOG en collaboration avec Luxlait ait été presque entièrement copié, sans s’en être entretenu une seule fois avec les responsables de la BIOG.

En outre, nous observons avec une certaine incompréhension le fait que, dans la campagne de marketing de grande envergure, toute une série de termes sont utilisés qui ont trait jusqu’à présent uniquement à la pratique concrète de l’agriculture biologique. Le terme de production durable signifie que l’on vise une économie en circuit fermé conforme à la nature. L’agriculture biologique utilise des engrais organiques et en intégrant systématiquement des légumineuses dans les rotations des cultures, on peut renoncer à utiliser des engrais minéraux très solubles produits industriellement au prix d’un grand gaspillage d’énergie. De même, dans ce contexte, il est interdit d’utiliser des produits phytosanitaires de synthèse, qui représentent les plus grands destructeurs de la variété des espèces dans notre paysage domestiqué et dont on retrouve très souvent les traces dans la nappe phréatique et dans les denrées alimentaires. Concernant l’alimentation des animaux, on tente d’utiliser le mieux possible une alimentation propre à la ferme ou en cas d’achat à l’extérieur, uniquement des aliments bios. L’absence d’OGM dans ces aliments est inscrite solidement par les associations bios et l’agriculture bio définie par l’UE. Egalement, en ce qui concerne le sujet de la régionalité, l’agriculture bio assume un rôle majeur, car les adjuvants, par exemple les engrais, proviennent déjà pour une grande partie de l’exploitation elle-même. L’agriculture biologique a donc clairement une fonction directrice !

Afin que la notion de durabilité dans l’agriculture ne devienne pas plus qu’une simple formule toute faite, les aspects mentionnés précédemment doivent être érigés en principes fondamentaux. Il se pose aussi la question suivante, à savoir pourquoi les initiateurs de ce lait dit équitable n’ont pas aspiré à une modification réelle du système.

Au vu de la réduction de la variété des espèces qui se produit depuis quelque temps, ainsi que la destruction des forêts tropicales pour l’alimentation animale de l’UE , la réduction des énergies fossiliaires, la dépendance de plus en plus grande de l’industrie, notamment des multinationales des semences, la dépense aurait été mieux investie dans le cadre d’une agriculture biologique. Dommage !

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